Réalisateur : Dany Boon
Année de production : 2008
Genre : Comédie
Durée : 1h 46min
Synopsis:
Philippe, directeur de la banque de Salon-de-Provence, fait une énorme boulette en frodant pour se faire muté sur la côte d'Azur afin de rendre sa femme dépressive plus heureuse. Démasqué, il est finalement muté dans le Nord, à Bergues. Avec tous les préjugés qui persistent sur le Nord, Philippe décide d'y aller seul. Mais à son grand étonnement, les gens du ch'Nord sont accueillants, chaleureux, tout le contraire de ce qu'il pensait. Comment faire comprendre à Julie, sa femme, que tout se passe bien alors qu'elle pense que Philippe lui raconte toutes ces bonnes choses pour la rassurer ?
Personnages:
Philippe Abrams (Kad Merad) : Employé de la banque de Salon-de-Provence.
Julie Abrams (Zoé Félix) : Le femme dépressive de Philippe.
Antoine Bailleul (Dany Boon) : Un facteur et carillonneur de Bergues.
Madame Bailleul (Line Renaud) : La mère possessive d'Antoine.
Annabelle Deconninck (Anne Marivin) : Une employée de la poste.
Le gendarme (Patrick Bosso) : Le gendarme sudiste.
Tony (Alexandre Carriere) : L'amoureux d'Annabelle.
Yann Vandernoout (Guy Lecluyse) : Un employé de la Poste.
Fabrice Canoli (Philippe Duquesne) : Un autre employé de la poste.
Répliques:
Philippe [en fauteuil roulant à l'inspecteur] : Asseyez-vous, moi c'est déja fait.
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Jean : J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
Philippe : J'suis suspendu, c'est ça ?
Jean : Pire.
Philippe : Viré ?
Jean : Pire encore.
Philippe : Pire que viré ? C'est quoi ?
Jean : T'es muté dans le nord.
Philippe : Le nord ? Non... A Lyon ?
Jean : Ah non, pas à Lyon, dans le nord nord !
Philippe : Ah non, pas à Paris, me dis pas qu'ils m'envoient à Paris !
Jean : Pas à Paris... Plus au nord.
Philippe: En Belgique ?
Jean : Ben nan... Avant la Belgique, y'a... Le Nord Pas-de-Calais ! Voilà, t'es muté à côté de Lille.
Philippe : L'île ? L'île de quoi ?
Jean : Non, pas sur une île ! Lille ! La ville de Lille !
Philippe : La ville de Lille ? Mais c'est horrible !
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Le fils de Philippe : Papa, j'veux pas perdre mes orteils.
Philippe : Mais pourquoi tu perdrais tes orteils ?
Le fils de Philippe : J'veux pas vivre dans le Pôle Nord.
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[Philippe va voir l'oncle de Julie qui connait le Nord pour lui poser des questions]
Philippe : Et fait très froid ?
Oncle de Julie : Oooh... L'été ça va, parce que tu as 0, 0-1... Mais l'hiver, ça descend, ça descend, ça descend... Moins 10, moins 20, moins 20, moins 30... Tu dis "je reste couché", ils te foutent du moins 40 ! Tu vois ?
Philippe: Moins 40 ?
Oncle de Julie : C'est le NORD.
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[Julie et Philippe regardent la météo sur le net]
Julie : Tu vois, brouillards givrants !
Philippe : C'est quoi ça, brouillards givrants ?
Julie : Ben c'est l'horreur.
Philippe : Ben non, regarde, c'est qu'au lever du jour, 6 degrés le matin, 11 l'après midi, c'est pas si froid que ça!
Julie : Parce que tu crois que c'est les vraies températures ?
Philippe : Ah oui ! Non ?
Julie : Ben ouvre les yeux Philippe, le département du Nord il fait pression pour qu"à la météo ils rajoutent des degrés ! Sinon personne n'irait là-haut
---------------------[Philippe se fait arreter par les gendarmes sur l'autoroute]
Le gendarme : Gendarmerie nationale. Vos papiers, papiers du véhicule, s'il vous plaît.
Philippe : Pardon, je roulais trop vite, excusez-moi, mais... J'ai pas fait attention, d'ailleurs... Mais je reconnais, je reconnais ma faute...
Le gendarme : Vous avez été contrôlé à 50 km/h.
Philippe : 150 ?!
Le gendarme : Non, 50, deux fois 25 !
Philippe : 50, c'est possible ça ?
Le gendarme : C'est dangereux de rouler trop lentement sur l'autoroute, monsieur... Abrams. Je dois vous verbaliser.
Philippe : J'suis muté dans le Nord-Pas-de-Calais, j'ai pas envie d'y arriver trop tôt, c'est tout.
Le gendarme : Dans le Nord-Pas-de-Calais ?
Philippe : Oui, dans le Nord-Pas-de-Calais, ouais.
Le gendarme [déprimé pour lui] : Allez-y.
Philippe : Merci.
Le gendarme : Mais appuyez un peu sur le champignon quand même ! Courage, va.
[Philippe repart]
Le gendarme : Oh putain... Le Nord-Pas-de-Calais...
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[Philippe vient de renverser Antoine]
Philippe : Oh mon dieu ça va vous n'êtes pas mort ?
Antoine : Bienvenue Mossieur le directeur !
Philippe : Monsieur Bailleul ?
Antoine : Ouais ché mi ! [il se relève] Oh vindiouss !
Philippe : Bougez pas bougez pas ! Vaut mieux appeler les secours.
Antoine : Oh cha va cha va.
Philippe : Olala j'aurais pu vous tuer !
Antoine : Non mais ché pas grave cha va, j'vous ai reconnu à votre plaque qu'est 13, ichi ché 59, j'vous ai fait signe d'arreter votre carette mais vous m'avez rien vu mais cha va j'ai ren j'ai ren !
Philippe : Votre mâchoire vous êtes blessé la ?
Antoine : Hein ?
Philippe : Vous avez mal quand vous parlez la non ?
Antoine : Quo ?
Philippe : Votre mâchoire ça va là ?
Antoine : Non non j'ai mal à ma kchu ché tou chui tombé sur ma kchu quoi.
Philippe : Le kchu ? Oh lala c'est pas terrible quand vous parlez. Vous voulez pas qu'on aille montrer votre mâchoir à un médecin ?
Antoine : Non cha va j'ai rien vindiouss !
Philippe: Non mais je vous assure vous vous exprimez d'une façon très très particulière !
Antoine : Parce que j'parle ch'ti ché cha ?
Philippe : Pardon ?
Antoine : Bah j'parle ch'timi quoi.
Philippe : Oh putain c'est ça le fameux cheutimi ?!
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[Philippe découvre son logement]
Philippe : Bailleul attendez ! Y'a pas de meuble ! Ils sont où les meubles ? Hein ? J'comprends pas ! C'est pas meublé ?
Antoine : Ah bah l'anchien directeur il est parti avec hein.
Philippe : Bah pourquoi il est aprti avec les meubles ?
Antoine : Parce que ché p'être les chiens ?
Philippe [qui réfléchit] : Quel chien ?
Antoine : Les meubles !
Philippe : Attendez je ne comprends pas la !
Antoine : Les meubles ché les chiens.
Philippe : Les meubles chez les chiens, mais qu'est ce que des chiens fouttraient avec des meubles ? Mais pourquoi donner ses meubles à des chiens ?
Antoine : Mais non les chiens pas des kiens ! Il les a pas donné a des kiens ché meubles il est parti avec !
Philippe : Mais pourquoi vous dites qu'il les a donné ?
Antoine : Mais j'ai jamais dit cha !
Philippe : Pourquoi des chats, vous avez dit des chiens !?
Antoine : Bah non !
Philippe : Bah si vous m'avez dit les meubles sont chez les chiens.
Antoine : Ah d'accord ! Non non, j'ai dit les meubles ché les chiens !
Philippe : Bah oui c'est ce que je vous dit !
Antoine : Les chiens à lui !
Philippe : Ahh les siens pas les chiens ! Les siens ?
Antoine : Oui les chiens ché cha !
Philippe : Les chiens les chats mais putain tout le monde parle comme vous ici ?
Antoine : Ah bah oui chez les ch'timis tout le monde y parle ch'timi. Y'en a même qui parlent flamand ichi : "trucincomprehnsibledésolée :D".
Philippe : Ah bah j'vais m'amuser moi !
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[Toute l'équipe est au restaurant]
Philippe : Parce que, c'est pas compliqué de parlé de ch'timi. Par exemple, nous autres, on dit pas "pardonnez moi je n'ai pas bien saisi le sens de votre question", on dit "HEIIIIIN ?"
Philippe : Oh putain !
Antoine : Ah non, on dit pas "putain" comme chez vous, chez nous on dit "vindediouss".
Philippe : Vindediouss HEIN !
Yann : Bravo biloute !
Philippe : Bravo qui ?
Antoine : Heu biloute. Tout le monde il ch'appelle Biloute ichi, c'est le churnom à tout le monde.
Philippe : Et ca veut dire quoi Biloute ?
Antoine : Biloute cha veut dire heu, cha veut rien dire.
Yann : Cha veut dire "p'tite kekette".
Philippe : P'tite kekette ?!
Annabelle : Oui enfin non, cha n'a rien à voir avec une kekette hein, ché juste affectueux.
Philippe : Ah d'accord d'accord. Tenez apprenez moi des gros mots justement, c'est important les gros mots quand on apprend une langue.
Antoine : Ben on dit pas "merde" on dit heu "dubrin".
Yann : On dit pas un con on dit un "boubourse".
Philippe : Boubourse ! Ah chez nous on dit "couillosti".
Annabelle : Oh ché joli !
Fabrice : On dit pas "bordel" on dit "millar".
Philippe : Olala millar, dubrin, HEIIIIN !
Philippe [qui passe commande au serveur] : GARCHOOOON !
Le serveur : Bonsoir.
Philippe : Bonchoir Biloute HEIIIN. Mi avec heu ch'l'équipe de l'poste, on voudro a recommander el'même kose ch'il vous plait HEIIIIN.
Le serveur : Excusez moi, je suis pas ch'timi, je suis de la région parisienne et j'ai rien compris !
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[Philippe se fait recontrôler plus tard par le même gendarme]
Le gendarme : Oooh ! 160 km/h ! Z'allez mieux, on dirait !
Philippe : Oui oui, merci.
Le gendarme : Vous n'allez plus dans le Nord-Pas-de-Calais, là ?
Philippe : Si si, mais en fait j'aime bien. C'est bien !
Le gendarme : Bon, ben j'suis content pour vous. Ça vous fera 4 points et 150 euros !
Philippe : Oh dubrin !
Le gendarme : Pardon ?
Philippe: Non, rien.
Le gendarme : Descendez.
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Philippe : Antoine, vous portez ça au centre de tri, vous demandez le responsable il en a besoin d'urgence.
Antoine : J'y vais tout de suite.
Philippe : Une fois arrivé là bas, appelez moi pour me dire qu'il l'a bien reçu en main propre.
Antoine : Entendu, j'vous appelle et jvous dit quoi.
Philippe : Eh bah, qu'il a bien le dossier en main.
Antoine : Oui ché cha, j'vous appelle de là bas et j'vous dit quoi.
Philippe : Quoi ? mais je viens de vous le dire quoi !
Antoine : Oui j'ai bien compris.
Philippe : Donc vous m'appellez !
Antoine : Oui heu ché cha. Une fois que j'lui remet en main propre j'vous appelle heu d'la bas et jvous dit quoi !
Philippe : Bah je sais pas moi heu par exemple : "allo heu c'est Antoine, ça y est je viens de donner le dossier en main propre au responsable du centre de tri". C'est clair ?
Antoine : Bah oui heu chui pas un boubourse je vous appelerai.
Philippe : Voilà vous m'appellez !
Antoine : et je vous dit quoi.
Philippe : Regardez moi Antoine ! Vous avez bu !
Antoine : Non !?
Annabelle : Mais non monchieu le directeur, en fait "j'vous dit quoi" ché une expression ch'ti cha veut dire heu " j'vous dit s'qu'il en est quoi".
Philippe : AAAAH d'accord ! Pardonnez moi Bailleul. Donc vous m'appellez et vous me dites "quoi".
Antoine [en souriant] : Bah que le dossier est bien arrivé !
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Antoine : Y'a un grand proverbe ch'timi qui dit "Quand y'a un étranger qui vient vivre dans ch'nord, il braie deux fois : quand il arrive, et quand il repart".
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Tony [à Antoine] : Qu'est ce qu'il a le postier ? T'as du courrier pour mi ché cha ?
Antoine : Nan j'ai pas de courrier pour ti mais j'ai un SMS, et comme tu sais pas lire j'vais te le dire oralement ! " Il est interdit de se garer d'vant el'poste signé el'facteur".
Tony : Eh elle est po la to mère ? Hein ? Elle range eut'chambre ?
Annabelle : Non, non arretez !
Tony : Qu'est cht'as l'carilloneux t'veux t'battre ?
Antoine : Non, chui contre la violence entre les êtres humains, en revanche, contre les objets... [il pousse la moto de Tony par terre]
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[Philippe un peu imbibé lors de la tournée]
Philippe : Plus de Geneviève !
Antoine : Genièvre !
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Philippe [après une tournée bien arrosée] : Oh j'ai mal au coeur !
Antoine : Oh bah tant qu't'as pas mal au cul tu peux toujours t'assoires dessus !
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[Completement bourrés]
Antoine : Bonjour monchieur Leborne, on a pas de courrier pour vous !
Philippe : Mais on veut bien quelque chose à boire !
Antoine : Pour fêter notre amitié !
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[Julie est dans le Nord, il lui font croire que tous les préjugés sont vrais]
Antoine : Demain, on vous emmène à la mine on va faire un cache-cache !
Tous : Oh ouai !!!!
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[Antoine et Philippe sont dans un bar]
Antoine : On ché sur ch't'air qu'on ché connu avec Anabelle " I jucht call to chay I love you". Eh il est de chez nous le chanteur. Chtivee Wonder !
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Antoine : Ch'est la poste. C'est pour ti, Philippe.
Philippe : Merde. La DRH.
Antoine : Ça fait plus de 3 ans, fallait bien que cha arrive un jour. Ben alors ?
Philippe : Port-Carole.
Antoine : Ben ch'est formidable cha Port-Carole !
Philippe : Ouais ...
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[Philippe prend Antoine à part le jour de son départ. Les deux sont très émus]
Philippe : Merci Biloute !
Antoine : T'as pas à me remercié Biloute !
Philippe [en larme] : Oh que si...
Antoine : Tu vois j'ovais raison !
Philippe : De quoi ?
Antoine : Un étranger qui vient vivre dans le Nord il brai deux fois. Quand il arrive et quand il repart...
Philippe : Non j'pleure pas !
Antoine : Si tu pleures !
Philippe : Non j'pleure pas !
Antoine : Non tu pleures pas...




